Le bâtiment est le secteur le plus consommateur d’énergie en France, avec 42,5 % de l’énergie finale totale, et il émet 123 Mt de CO2, soit 23 % des émissions de gaz à effet de serre nationales.
Avec une consommation moyenne annuelle d’énergie primaire de 240 kWh/m² alors qu’il est possible d’atteindre les 50 kWh/m²/an, le bâtiment constitue une des clefs permettant de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050.
Pour le bâtiment, c’est dans ce cadre que s’inscrivent les réglementations pour le neuf et l’existant qui ont des conséquences concrètes sur l’activité des entreprises.
Les entreprises artisanales, qui conçoivent des bâtiments ou logements neufs doivent respecter les exigences de la réglementation thermique en vigueur, soit la RT 2005. Elles peuvent combiner librement les matériaux de construction et les systèmes énergétiques de leur choix pour respecter les exigences globales demandées.
Le projet de construction est comparé à un projet de référence et, pour éviter les dérives, des valeurs « garde-fous » ou exigences minimales doivent être respectées.
La RT 2005 impose une limite maximale de consommation globale (chauffage, climatisation, eau chaude, éclairage, …), en kWh d’énergie primaire par m² et par an, définie en fonction de la typologie du bâtiment, de la zone climatique et de l’énergie de chauffage.
La RT 2005 :
Les entreprises artisanales, obtenant des résultats encore plus performants que les exigences de la réglementation thermique, peuvent les valoriser par une série de labels :
Applicable pour les logements à partir du 1er janvier 2013, la future réglementation thermique, RT 2012, va entériner les exigences de la loi Grenelle 2, soit imposer la construction de bâtiments basse consommation (BBC = < 50 kWh/m²/an).
Pour arriver à ce niveau de performance, l’isolation et l’étanchéité à l’air devront être encore davantage renforcées, les ponts thermiques devront être supprimés, les chaudières à condensation et les pompes à chaleur à haute performance vont se généraliser, les systèmes de ventilation vont récupérer les calories dans l’air intérieur extrait, les énergies renouvelables vont s’imposer.
20% des 230 000 maisons individuelles construites chaque année, soit 45 000, sont bâties directement par des artisans qui doivent respecter la RT 2005. Par ailleurs il est indispensable que chaque professionnel contribuant, par ses ouvrages, à la performance énergétique globale d’une construction, connaisse les caractéristiques minimales imposées à ses travaux par la réglementation.
La RT 2012 va représenter un grand pas par rapport aux progressions des réglementations thermiques précédentes qui renforçaient leurs exigences de 10 à 20 %. On passera alors d’une réglementation de moyens (RT 2005) à une réglementation d’objectifs (RT 2012). La réduction des déperditions thermique et des consommations d’énergie de tous les usages (chauffage, climatisation, eau chaude, ventilation, éclairage) va devoir être fortement intensifiée. La conception bioclimatique sera davantage valorisée.
Néanmoins, le gisement d’économies d’énergie se trouve principalement dans le parc existant, largement responsable des émissions de gaz à effet de serre. L’objectif est de réduire globalement la consommation d’énergie de ces bâtiments de 38 % d’ici à 2020, grâce à la mise en œuvre à grande échelle de travaux de rénovation thermique.
Pour la première fois, une réglementation thermique est appliquée pour la rénovation de bâtiments existants, depuis le 1er novembre 2007.
Cette réglementation « élément par élément » s’applique à tous les bâtiments :
Des performances minimales sont imposées aux produits ou équipements nouvellement installés ou remplacés ayant un lien avec la thermique. Ces exigences s’appliquent :
Cette réglementation qui impose un niveau minimal de performance thermique des produits et équipements, mis en œuvre lors de travaux dans les bâtiments existants, constitue une grande première en France et concerne plus de 31 millions de logements. Les entreprises artisanales du bâtiment, notamment les Eco-Artisans, vont être largement sollicitées pour réaliser ces rénovations thermiques devenues indispensables.
L’évolution des réglementations thermiques modifient profondément les pratiques constructives. C’est pourquoi la CAPEB, consciente de la complexité de ces nouveaux règlements, informe régulièrement ses adhérents, notamment par l’intermédiaire d’une rubrique spéciale dans le Bâtiment Artisanal.
Pour vous faire aider concrètement, contactez votre CAPEB départementale